Déclaration solennelle de Son Altesse Impériale concernant la revendication de territoires physiques, et notamment du GPGP

Retrouvez ci-dessous le texte intégral prononcé par Son Altesse Impériale :

Résidentes, résidents, Amis de l’Empire,
Le principe premier de notre loi fondamentale est clair : le territoire des États de l’Empire s’étend sur la ligne de l’horizon. C’est là, vous le savez, l’expression d’un impératif catégorique : la préservation du rêve, sans autre fin qu’elle-même. Contrairement à ce que certains veulent faire croire, le territoire angyalistanais n’est donc en rien utopique ; au contraire, il est pantopique, et cette revendication territoriale première, qui conditionne l’existence de l’Empire, est par essence irréfragable : quiconque tenterait de la récuser ou de la contredire nierait l’existence de l’Empire, pourtant avérée puisque vous êtes en train d’écouter S.A.I. vous le rappeler.
Cette réalité, qui donne à l’Empire une superficie de l’ordre de +∞ km², reste cependant complexe à défendre dans le concert des nations, parfois assez peu ouvertes au concept de co-souveraineté qui nous anime, même si, qu’elles le veuillent ou non, comme le disent nos amis anglophones, c’est la vie.
Pour autant, l’Empire d’Angyalistan, malgré sa nature particulière, n’a pas l’intention que son exception constitutive et ontologique soit en position de contrevenir à son insertion dans la communauté internationale.
Les autorités de l’Empire savent bien qu’au regard de l’article premier de la Convention de Montevideo de 1933, un État en tant qu’entité du droit international doit posséder les éléments suivants : une population permanente, un territoire défini, un gouvernement, et la capacité d’entrer en relation directe avec les autres États. Toutes choses dont jouit l’Empire, à l’exception d’un territoire dans son acception traditionnelle.
C’est pourquoi, sans porter préjudice à sa réalité fondatrice, l’Empire a pris la décision de revendiquer solennellement, aux côtés de sa co-souveraineté sur la ligne d’horizon, des territoires physiques qui permettront d’assurer à sa parole l’autorité nécessaire auprès des autres États.
Est donc territoire de l’Empire le Vortex de déchets du Pacifique Nord, également connu sous le nom de GPGP, Great Pacific Garbage Patch, et popularisé dans les médias comme le 6e continent ; sont également territoires de l’Empire ses quatre homologues recensés à ce jour : ceux de l’Atlantique Nord, de l’Océan Indien, et, pour peu qu’ils se densifient davantage, du Pacifique Sud et de l’Atlantique Sud.
Bien entendu, les citoyens de l’Empire ont vocation à continuer à vivre en exil, et ne sont en rien astreints à poser le pied dans ces soupes plastiques. Car l’Empire est évidemment décidé à mettre en œuvre tous les moyens qu’il pourra mobiliser afin de contribuer à la disparition des Vortex de déchets océaniques, avec le soutien de ses citoyens et de ses résidents.
Qu’on se le tienne pour dit : l’Empire d’Angyalistan est désormais le seul État au monde à souhaiter la disparition du territoire qu’il revendique.
A.E.I.O.U. Je vous remercie.

 

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