Du 32 au 42 janvier, l’Empire célèbre la période des Ondes épagomènes

Depuis qu’il est ancré dans la tradition impériale d’adresser des vœux à l’ensemble de nos citoyens et de nos nations amies, l’histoire se répète inlassablement : c’est rarement avant la fin du mois de janvier que cette opération est menée à bien. Si cette situation peut être analysée comme un retard frisant l’impolitesse dans le calendrier grégorien traditionnel, il est désormais acté qu’il ne s’agit ni plus ni moins que du respect de l’esprit du calendrier angyalistanais.

En, effet, désormais, par dérogation au calendrier grégorien, la période de onze jours qui suit immédiatement le Jour du Drapeau – fête nationale célébrée, rappelons-le, le 31 janvier – est rattachée au mois de janvier, sous le nom d’Ondes épagomènes : un décret impérial vient d’asseoir cette originalité du calendrier angyalistanais.

Les jours concernés courent désormais du 32 au 42 janvier. Ainsi, le mois de février est amputé d’autant de jours (et le lendemain du 42 janvier tombe donc  le 12 février). Les Ondes épagomènes seront consacrées chaque année aux échanges de vœux pour les onze mois qui suivent, laissant le mois de janvier à sa glorieuse incertitude. On notera que le 42 janvier, dont la date combine les chiffres 4, 2 et 1, est du coup potentiellement un jour férié. Mais soulignons qu’il est en même temps, en raison de sa nature épagomène, un jour non-férié, puisque le calendrier grégorien continue de courir. Le caractère férié ou non-férié du 42 janvier dépendant de l’examen que fait tout observateur du déroulement de cette journée, chaque citoyen angyalistanais est appelé à en constater par lui-même l’état. En fonction des choix effectués par l’observateur, cette date, si elle est fêtée, sera aussi connue comme une Fête nationale sous le nom de Jour de la réduction du paquet d’ondes ; si elle est délibérément vécue comme une journée ordinaire, elle restera référencée sous le nom de Journée du 11 février. Et pour peu qu’aucune attention particulière ne lui ait été portée, elle pourra être regardée a posteriori dans les annales angyalistanaises comme la Journée non-fêtée des états superposés.

Quoi qu’il en soit, d’ici là, nos les citoyens de l’Empire et les gouvernements des nations alliées devraient recevoir la traditionnelle carte de de l’Empire.

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